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 Mont Blanc

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Lolo

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Localisation : Mais où sont passés les haribos ???
Date d'inscription : 17/11/2005

MessageSujet: Re: Mont Blanc   Lun 1 Fév - 20:55

Hello,
Mon CR du Mont Blanc, avec un peu de retard Wink

La version PDF (avec les photos) est ici : https://onedrive.live.com/redir?resid=525B5474F869B9D8!1071&authkey=!AEM0oIGJ_RRD2ss&ithint=file%2cpdf

ASCENSION DU MONT BLANC
22 au 31 août 2015


Pendant que Vanessa, Dadou et Fabichou feront la PTL du lundi 24 au samedi 29 août, nous ferons un stage montagne (23 au 25 août), puis l’ascension du Mont Blanc (26 et 27 août). Du moins, c’est ce qui était prévu…
Samedi 22 août 2015 :

Il est 3h30 du matin quand je me réveille. A 4h15, je pars en VTT de Ham pour aller chez Annabelle. On passe ensuite chercher Dadou et on quitte Cergy à 5h10.
A 11h30, on arrive à Sallanches pour faire quelques courses et à 13h on est chez Vanessa. Après un repas et une bonne pause au soleil dans le jardin, on prépare les sacs et le soir, ce sera une bonne plancha avec des patates pour remplir nos estomacs.


WCat nous rejoint (elle était parti voir des amis avant notre arrivée) et vers 23h30, on va tous au dodo.

Dimanche 23 août 2015 :

Réveil à 7h30 et il pleut ! WCat est déjà parti pour le Triathlon du Mont Blanc. Après une douche et un bon petit déjeuner, vers 8h30, on part avec Annabelle pour Chamonix, en laissant Dadou et Vaness’ qui vont eux, faire la Petite Trotte à Léon (PTL : 300km autour du Mont Blanc, rien que ça !) avec Fabichou à partir de lundi.
A Cham’, location de chaussures Koflach, crampons, baudrier, piolet et casque, et on est reparti pour le Tour, au-dessus d’Argentière. C’est là que nous avons rendez-vous avec notre guide de Chamonix Aventure.

La pluie, qui s’était arrêtée, reprend et en attendant Greg, notre guide, on s’installe dans un bar pour boire un coca pour Annabelle et un chocolat chaud pour moi. Greg nous a appelé pour nous prévenir qu’il serait en retard, car Florian, du couple qui vient avec nous, a une rage de dent et passe avant à l’hôpital. Il prévoit un départ vers 11h30.

Effectivement, à 11h30, on retrouve Greg sur le parking, mais sans les autres. Greg nous dit qu’ils nous rejoindrons peut-être cet après-midi. Surprise, quand Greg sort de sa voiture un parapluie avec manche courbé en bois. Nous qui avons essayé d’optimiser le poids de nos sacs !
On part donc tous les trois, et on prend deux remontées mécaniques dès le départ. « Stage de Mickey », comme dit Annabelle.
Par chance, depuis qu’on est parti, il ne pleut plus et on prend un sentier qui va nous mener jusqu’au refuge Albert 1er (alt : 2712m) ou on arrive à 13h50. La montée est assez facile, et il ne fait pas froid.


Dans le refuge, on laisse le kit montagne en bas, et on s’installe dans le dortoir de 10 places. On est seul pour l’instant et on choisit les lits du fond. Le refuge vient d’être refait et c’est grand luxe !
On mange notre pique-nique sur l’une des tables de la salle commune et on apprend qu’on est parti pour 3 jours. Le problème, c’est que je pensais qu’on redescendait le lendemain (le programme n’était pas très clair à ce sujet). Du coup, il va me manquer des affaires pour tenir les trois jours !

Comme il s’est remis à pleuvoir au moment où on est arrivé au refuge, Greg propose de faire la sieste, et à 15h, on est au lit pour une sieste et une bataille de polochon (on est toujours seul dans le dortoir), jusqu’à 18h. Autant dire qu’on s’ennuie ferme ! Virginie et Florian arrivent enfin, bien trempés par la pluie.

A 18h30, on passe à table pour le diner : soupe, fromage, poisson et riz, puis fromage blanc. Pas mal de monde est arrivé, et le refuge est sûrement plein.
Avant d’aller au lit, vers 21h, je m’aperçois que j’ai oublié ma brosse à dent et mon dentifrice dans le trafic !
On a aussi des nouvelles de WCat qui finit sont triathlon à la première place de sa catégorie et 6e féminine en 6h09. Elle rentre sur Cergy.
Lundi 24 août 2015 :

Nuit ou j’ai l’impression de ne pas avoir dormi, mais je ne suis pourtant pas fatigué au réveil, à 5h45. Il pleut toujours ! On prend le petit déjeuner (café ou thé, pain d’épice et quatre quart) avec Virginie, Florian et Greg à 6h, et ce dernier nous annonce qu’on partira, peut-être, à 9h ! Je vais le surnommer (sans lui dire) Greg la marmotte car il a une tête assez particulière et quand il enlève son bonnet, ce qu’il fait rarement, il a le crâne dégarni de la nuque au front ! Ce qui me fait penser à la marmotte dépoilée qu’on avait rencontré lors d’une tentative d’ascension du Dôme des Ecrins.
Bon, du coup, on retourne au lit ! Greg vient nous chercher car il fait un peu meilleur et on va donc partir pour l’école de glace. Bon, pas d’école ici, c’est juste pour dire qu’on va apprendre à marcher, encordés ou non, sur la glace avec les crampons. Et je m’aperçois que je n’ai pas de cuissard long, je mets donc mon pantalon en goretex.
Après une petite marche dans un chemin pierreux, on arrive sur le glacier. On chausse les crampons, on met le casque et le baudrier et on sort le piolet.
Greg nous fait faire plusieurs exercices dans la pente raide.
Le temps est changeant, pluie, nuages, quelques rares rayons de soleil. On descend ensuite sur le glacier qui est juste sous le refuge et on s’encorde.
On passe entre les crevasses, on fait une petite montée à l’aide des piolets, dans le genre cascade de glace (mais avec un seul piolet).
Puis Greg nous montre les techniques pour sortir quelqu’un d’une crevasse avec deux broches, une sangle et autres accessoires. On voit la technique du U et du moufflage suisse. Virginie descend la première dans la crevasse (et oui, pour bien voir la technique, il faut avoir quelqu’un à remonter !). Ce sera ensuite mon tour, puis celui d’Annabelle, qui malgré nos tentatives, arrivera quand même à ressortir !
A 11h30, on est de retour dans le refuge. On mange notre pique-nique à la même table que la veille, et on s’étale sur les énormes poufs qui sont dans la salle.
On s’ennuie comme ça jusqu’à 15h, heure à laquelle on décide de faire une sortie, d’autant qu’il ne pleut plus.
Annabelle, qui n’est pas bien dans ses Koflach, a chopé une ampoule au talon, et son gros orteil à bien morflé. Greg avait aussi omis de nous dire qu’on pouvait garder des chaussures normales pour monter au refuge, du coup, on a pris que les Koflach !
Annabelle soignes donc ses bobos et on part en redescendant le chemin pris pour monter au refuge. En même temps, il n’y a pas cinquante chemins ! Soit on monte et on est très vite sur le glacier, soit on descend.
Les nuages montent de la vallée et on prend un peu la pluie, mais pas méchant.
On quitte le chemin pour descendre vers le glacier. Je trouve un cristal que je donne à Annabelle. Greg nous a expliqué que certains cristaux d’ici sont très purs et peuvent se vendre une fortune. Après avoir approché le glacier d’assez près, on remonte au refuge, de nouveau sous la pluie, où on arrive vers 16h45.
On s’installe à une table pour boire un coca en attendant l’heure du repas. Quand Greg arrive, il nous demande où on était et n’a pas l’air très content qu’on soit sortis sans le lui dire. Pas besoin de préciser qu’on ne lui dira pas qu’on a été près du glacier !
18h50, c’est l’heure du repas : Soupe, fromage, tajine de poulet et gâteau frangipane. On prépare ensuite les sacs pour l’ascension du lendemain et à 21h, on est au lit.

Mardi 25 août 2015 :

Réveil à 5h15 et on finit les sacs avant le petit déjeuner. Un peu avant 6h30, on quitte le refuge en direction de la tête blanche, petit sommet à 3421m d’altitude. Temps superbe aujourd’hui, même si les nuages couvrent la vallée, nous on est bien au-dessus. Il fait même relativement bon.
On repasse à l’endroit où on a fait l’école de glace la veille et on fait la traversée de cette partie de glacier sans les crampons.
Du coup, Annabelle glisse dans une partie assez raide et se cogne le genou et l’oreille ! Mais bon, elle est solide Annabelle.
Nouvelle partie dans les rochers et on revient sur le glacier du Tour où on chausse les crampons et on s’encorde, Greg devant, Florian, Virginie, moi et Annabelle en queue. On ne quittera plus le glacier jusqu’au dernier piton rocheux qui forme le sommet. Le rythme est assez tranquille, mais Florian peine quand même un peu sur une partie du parcours.
On double une autre cordée, et on passe plusieurs crevasses très profondes, dont une assez large pour les petites jambes d’Annabelle. Greg me demande de tirer la corde pour l’aider, mais je suis de côté, alors ce ne serait pas terrible. J’arrive à reculer un peu pour me mettre plus en face (pas évident quand on est attaché aux autres) et pouvoir tirer un peu pour aider Annabelle.
On se fait aussi engueuler par Greg parce que la corde n’est pas assez tendue entre nous quand on marche ! C’est assez nécessaire dans le cas où l’un de nous tomberait dans une crevasse (ce qu’on espère pas, bien évidemment). Mais il fait beau et le paysage est superbe, avec de belles vues sur le Mont Blanc et les sommets alentours, alors…
On arrive au col des Fourches, et il ne reste plus qu’une petite montée dans les caillasses.
On se détache, mais ce n’est pas évident de marcher dans les rochers avec les crampons et les grosses pompes !
A 9h15, on est au sommet pour une petite pause au soleil. La vue à 360° est superbe vers le plateau de Trient au-dessous ou l’aiguille du Chardonnet.
Greg est malade et a des frissons. Il nous annonce qu’il ne pourra pas faire l’ascension du Mont Blanc avec nous (c’est ce qui était prévu). Après 20mn de contemplation, on s’encorde de nouveau et on entame la descente.
On est disposé dans l’ordre inverse, Annabelle devant, comme ça, s’il y a une crevasse…
On arrive au refuge un peu avant 11h30 et on s’installe pour manger : grosse omelette complète (décidément, entre la soupe, le fromage et l’omelette, tout ce que j’aime !) avec de la salade.
Vers 12h30, après avoir rangés nos sacs, on attaque la descente, toujours avec ces maudites grosses pompes qui on filé des ampoules à Annabelle, lui ont massacré les gros orteils et m’ont chauffé les tibias, du fait que mes chaussettes sont un peu trop courtes !
On reprend le télésiège, puis les œufs pour redescendre et on va au gîte sur la route de Vallorcine. On a la chambre 102, qu’on partage avec Virginie et Florian.
Bonne douche, et on descend à Argentière pour trouver une pharmacie pour les pieds d’Annabelle (et accessoirement pour qu’elle achète Closer et Public). Elle prend des capotes à doigts de pied et on va boire un coup en terrasse, vu le super temps qu’il fait.
Retour ensuite au gîte et un peu avant 20h, on se met à table pour déguster une tarte aux 3 fromages (bbrrrkkk !!!), des spaghettis bolognaises et un Paris-Brest.
L’agence immobilière des Vosges a appelé pour la vente du moulin Chipon, mais je les ai rappelés trop tard.
On prépare ensuite les sacs pour le refuge du Goûter et le Mont Blanc et vers 22h, au dodo.
Mercredi 26 août 2015 :

Réveil à 5h45 après une bonne nuit pour moi. Petit déjeuner, préparation des sandwichs, et on finit de fermer les sacs avant de partir, vers 6h50, pour les Houches. Vers 7h15, on est prêt, et on retrouve le guide Jean-Lou. Annabelle trouve que j’ai l’air d’un charlot ! C’est vrai que cette fois, on a décidé de monter en chaussures de trail jusqu’à ce qu’il faille chausser les Koflach, et du coup, il faut mettre ces dernières dans le sac. Mais vu la taille des shoes, impossible dans le mien, elles pendent donc par les lacets à l’extérieur, et mon piolet dépasse de 40 bons centimètres sur le côté du sac ! Et pour couronner le tout, malgré le froid matinal, je suis en cuissard court avec l’appareil photo (qui ne rentre pas non plus dans le sac) autour du cou. Mais bon, en montant et avec le lever du soleil, on n’aura pas froid et il y aura de belles photos à faire.
Peu après, Charles, notre deuxième guide (1 guide pour 2 personnes maximum), arrive et on prend la 1ère benne pour le plateau de Bellevue (alt : 1800m). Courte marche pour arriver sur le quai du train du Mont Blanc. C’est à cet endroit précis que nous sommes passés en juillet lors du repérage de la PTL avec Vanessa, WCat, Dadou et Fabichou. Le petit train à crémaillère qui va nous monter au Nid d’Aigle est bien plein, tout comme la benne qui nous a monté ici. Le soleil est de la partie, et la journée s’annonce superbe.
Arrivés au Nid d’Aigle (alt : 2372m), commence la marche.
On est en file indienne, et petit à petit, on arrive à remonter quelques groupes, et le peloton s’étale.
Vues sur le col du Tricot et sur le Mont Joly imprenables.
Quelques bouquetins peu farouches se promènent au milieu des marcheurs.
On fait une pause dans ce secteur pour attendre Virginie et Florian qui sont un peu à l’arrière.
Jean-Lou, avec sa barbichette est de Thonon et Charles, assez jeune, de la Grave.
Tous deux sont très sympas et le choix des guides se fait naturellement, puisque Jean-Lou ralentit de lui-même la cadence pour se mettre au niveau de Virginie et Florian.
Maintenant, la vue sur l’aiguille du Bionnassay, qui nous surplombe, est superbe, et on arrive en vue du refuge de Tête Rousse (alt : 3167m). Refuge placé sur un petit plateau à côté du glacier du même nom. C’est là que se situe la fameuse poche d’eau qui menace St Gervais et qui est pompée en permanence.
La montée jusque-là n’a rien de technique et est relativement facile grâce en partie aux grandes randonnées dans le Vexin qu’on a pu faire en guise d’entraînement, même s’il n’est pas facile de trouver du dénivelé en Île de France !
A partir d’ici, finie la balade et il faut chausser les Koflach et mettre le casque. On chausse aussi provisoirement les crampons, le temps de traverser le glacier de Tête Rousse en direction du couloir du Goûter, qui n’a rouvert que depuis quelques jours. D’ici, on voit le refuge du Goûter, qui nous domine, perché en haut d’une falaise rocheuse immense. Et c’est là-dedans qu’on va monter !
Le décor est donc planté, et on comprend que c’est là que les choses sérieuses commencent. Après la traversée du glacier, on enlève les crampons et on commence à monter dans la caillasse. Pas si évident avec des pompes lourdes et super rigides. Les sensations ne sont pas du tout les mêmes qu’avec des chaussures de trail ! Après une courte montée, arrive la fameuse traversée du couloir du Goûter. Des pierres dévalent la pente en quasi-permanence. Les guides gueulent car un petit groupe d’alpinistes montent par le versant nord du couloir, occasionnant de nombreuses chutes de pierres.
Il y a du monde dans les deux sens, et entre ceux qui montent et ceux qui descendent, il faut attendre son tour, et le moment propice ou il y a le moins de pierres qui roulent, pour traverser le couloir. On le fera en courant, sur les conseils de Charles (rassurant, non ?).
On est de l’autre côté, et on commence la vraie ascension, car il faut monter en s’aidant souvent des mains, ce qui est rendu encore plus ardu du fait qu’on a les Koflach d’une part, mais aussi qu’on est encordés et attachés vraiment court, Charles devant, Annabelle, et moi en queue.
On va faire comme ça les 650 derniers mètres de dénivelé, en croisant pas mal de monde qui redescend, ce qui n’est pas évident, car les passages ne sont pas larges. Ceux qui redescendent ont presque tous les crampons. Déjà qu’on ne trouve pas ça évident avec les boots de montagne, alors avec les crampons en plus ! on est quand même dans la caillasse ! Annabelle, qui a un peu le vertige, n’est pas super à l’aise mais s’en sort plutôt bien (La pente est si raide par endroit qu’on est au bord du précipice). Au fur et à mesure de la montée, on trouve de plus en plus de neige, mais on n’a pas besoin de cramponner.
Peu avant d’arriver sur la crête, un hélicoptère du PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) nous survole à deux reprises, s’éloigne, puis revient pour déposer un secouriste au-dessus de nous avant de s’éloigner de nouveau. Il revient peu après pour hélitreuiller le secouriste, qui remonte seul dans l’hélico. On verra plus tard dans le refuge, un russe (on suppose que c’est un russe d’après la langue qu’il parle) avec la gueule bien amochée et on supposera que c’est lui qui a déclenché l’intervention de l’hélico.
On arrive enfin à l’ancien refuge du Goûter (alt : 3817m), qui aurait déjà dû être désamianté et démonté depuis longtemps.
Cette fois, on chausse les crampons, car on va suivre la crête enneigée pour arriver enfin, à 13h30, au nouveau refuge du Goûter (alt : 3835m).
On laisse le kit montagne dans le « vestiaire » et on monte dans la salle commune. Ce refuge est tout neuf, puisqu’il a ouvert en 2013. On s’offre donc un coca dans cette grande pièce claire où il y a déjà un peu de monde. Arsène, le pote pompier de Vaness’ n’est plus au refuge depuis 10 jours.
C’est à ce moment qu’on voit le russe balafré. On mange ensuite notre pique-nique, puis Virginie et Florian arrivent avec Jean-Lou vers 14h30.
Avec Annabelle, on ressort dans la neige avec des Crocs aux pieds (à dispo dans le refuge) pour faire quelques photos. J’ai fait notamment pour l’anniversaire de mon frère qui tombe aujourd’hui et on fait aussi quelques photos sauts. Il fait super beau, et pas trop froid.
Entre temps, j’arrive aussi à avoir l’agence immobilière pour la maison des Vosges et un acheteur à fait une proposition à 85000€, trop peu !
A 15h45, on monte dans les dortoirs et on parle normalement dans les couloirs, avant de s’apercevoir que les cloisons sont ajourées et ne vont pas jusqu’au plafond, et il y a pas mal de monde qui se repose ! Chhuuutt !
On s’installe à nos places pour une petite sieste, pas évident, puisqu’il y a sans cesse des gens qui rentrent pour prendre des affaires dans leurs sacs.
Les dortoirs contiennent environs 30 lits chacun et son propres. Peu avant 18h, on redescend dans la grande salle et c’est maintenant assez bondé, puisque tout le monde est arrivé et que ça va bientôt être l’heure de manger (18h30). On s’installe à une table avec Charles, Virginie, Florian et Jean-Lou pour le repas : soupe, Quinoa, poisson et gâteau.
Florian prend la décision de ne pas faire le Mont Blanc car il ne s’en sent pas capable. Ils feront le dôme du Goûter et un peu plus si ça va bien. A 20h30, on se couche.
On a aussi appris dans la journée que Vanessa a abandonnée sur la PTL de peur de trop ralentir les gars du fait d’une arrivée un peu juste à une barrière horaire.
Jeudi 27 août 2015 :

Aujourd’hui, c’est le grand jour, et on se réveille à … 1h20 !!! Mais j’ai très peu dormi (en tout cas c’est l’impression que j’ai), car j’ai attrapé un petit coup de froid quand je me suis brossé les dents et du coup, j’ai eu mal au ventre une bonne partie de la nuit, qui par ailleurs fut courte. Mais ça va mieux ce matin (je devrais dire cette nuit, vu l’heure !).
A 2h00 on est au petit déjeuner et 40 minutes plus tard, on est dehors, équipés et prêts pour l’ascension. Il y a deux ou trois groupes autour de nous qui se préparent aussi.
Il ne fait pas si froid (vu l’heure et l’altitude) et on est de nouveau encordés assez court, Charles devant et Annabelle au centre. Pas de Virginie, Florian et Jean-Lou en vue, on ne les reverra d’ailleurs pas, et on ne saura donc pas jusqu’où ils sont allés.
On monte à un rythme assez tranquille, mais quand même suffisant pour rattraper quelques cordées, qu’on aura du mal à doubler vu que la trace fait une trentaine de centimètres de large et que cela implique d’aller dans la neige fraîche. Les conditions sont vraiment bonnes, puisqu’il y a une petite couche de neige fraîche (env 15/20 cm quand il n’y a pas trop de pente) et qu’on ne doit donc pas forcer sur les crampons sur de la glace, ni peiner dans 80cm de neige fraîche. Dès qu’il y a de la pente par contre, l’épaisseur de neige s’accentue, mais cela reste très supportable. Par contre, dès qu’on se retrouve à découvert, un vent glacial souffle vraiment fort. Heureusement qu’on s’est bien couvert.
La montée est assez facile avec des côtes relativement douces, et même une descente sur un plateau, juste avant le refuge de Vallot. On fait une petite pause sur ce plateau pour manger un petit truc et quand on repart, on attaque les choses sérieuses. Une côte bien pentue d’abord, pour rejoindre le refuge Vallot (alt : 4350m), qu’on voyait d’en bas, où on fait une autre petite pause. On est environs à mi-chemin, mais moi, je ne le sais pas. Puis c’est une succession de pentes très raides espacées par quelques crêtes moins abruptes.
Il fait bien nuit, et on marche à la lueur des frontales. On ne voit donc pas trop les reliefs nous entourant, mais on devine de temps en temps des crevasses, comme celle qu’on longe à un moment et qui a l’air assez profonde ! Loin en contrebas, on peut voir les lumières des villes dans la vallée.
Charles a vraiment le bon rythme, car je ne ressens pas du tout le manque d’oxygène dû à l’altitude. J’entends juste de temps en temps Annabelle s’essouffler un peu quand la pente devient très raide car elle doit faire de grandes enjambées, vu qu’elle n’a pas les grandes jambes de Charles ! Je prends aussi plusieurs fois des coups en pleine figure, de la sangle du sac d’Annabelle qui est malmené par le vent, pour dire qu’on est attachés court.
Après 3h de montée, Annabelle demande une pause au début d’une nouvelle côte très accentuée. C’est là que j’apprends qu’elle pense qu’on n’en est pas encore à la moitié, car elle n’a pas vu le refuge Vallot, à côté duquel on s’est quand même arrêté !!! J’ai même lu quelques inscriptions écrites sur les parois et dont je n’ai plus souvenir.
Bref, je lui indique que pour moi, le sommet est juste au-dessus de nous, au bout de cette dernière côte, et Charles indique que ce n’est pas tout à fait juste, mais qu’effectivement, on y est presque, puisqu’après la côte dans laquelle on se trouve, il reste une petite crête avant d’arriver.
Du coup, Annabelle retrouve instantanément des forces (peut-être aussi grâce aux pâtes de fruits) et on reprend la marche. 30 minutes plus tard, à 6h15, on arrive au sommet du Mont Blanc (alt : 4810m). J’avais appris 4807m à l’école, mais il y aurait une couche de neige plus importante qu’à l’époque de ma jeunesse ! Ce qui ne devrait pas durer, au vu des températures de cet été.
Le soleil n’est même pas lever, et il n’y a que deux cordées sur place. Malgré le fait que le sommet forme un plateau relativement plat et large, Charles ne veut pas qu’on se détache. On fait quelques photos, mais pas évident, car la lueur du jour est encore très diffuse et le vent nous congèle sur place.
D’ailleurs, Charles n’arrivera à faire qu’une seule photo avec mon Iphone avant que celui-ci ne s’éteigne à cause du froid (il est pourtant chargé et re-fonctionnera normalement plus tard). L’appareil photo résiste un peu plus et on arrive à avoir quelques photos (un peu sombres) avec notre drapeau, des récré O’le Mont Blanc et des BN fraise.
Une autre cordée arrive, et comme le froid pénètre avec ce vent infernal, on se prépare à redescendre après environs une demi-heure sur place. Peu après avoir entamé le retour, on assiste au lever du soleil, superbe, il est 6h45.
Pour la descente, on inverse les rôles, et je suis devant tandis que Charles surveille à l’arrière. Le paysage est maintenant grandiose, et on se rend bien compte qu’on est passé sur quelques arrêtes bien abruptes avec le vide de chaque côté. On ne voit par contre pas trop de crevasses, qui doivent être recouvertes par la neige du début de semaine. A l’horizon, on observe l’ombre du Mont Blanc sur la brume matinale.
Pendant toute la descente, on croise beaucoup de cordées qui elles, montent ! La vue vers les Aravis, l’aiguille du midi, l’aiguille de Bionnassay, le massif de Faucigny, le Mont Joly, etc, est extraordinaire par ce beau temps.
Pause pipi sur le plateau sous le refuge Vallot, et on demande donc à Annabelle de se tourner, elle qui ne peut pas en faire autant !
Après 1h45 de descente, on arrive au refuge du Goûter et on croise toujours des cordées qui montent ! Il est 8h30.
On s’installe dans la grande salle, et pendant qu’Annabelle se refait un petit déjeuner, je mange mon casse-croute, que je ne pourrais pas finir, par peur de finir étouffé !
Une heure plus tard, à 9h30, on repart pour la descente infernale.
En effet, pas évident de descendre une pente quasi verticale, avec des pompes ultra-rigides, munies de crampons, et encordés très courts !!! Je suis toujours en tête, Annabelle derrière moi et Charles en queue.
Toujours quelques appréhensions pour Annabelle, avec le vide environnant, et on descend donc tranquillement, mais finalement au même rythme que tout le monde.
Et du monde, il y en a, qui descendent, mais ceux-là ne nous gênent pas trop, puisqu’ils sont au même rythme que nous, et qui monte, et il faut donc sans cesse se croiser alors que le passage est très étroit.
A peu près à mi-chemin, on enlève les crampons, car il y a beaucoup moins de neige, et ça va un peu mieux. Mais plus on descend, et plus on croise de monde, on fait donc des pauses régulières pour laisser passer.
On traverse de nouveau le couloir du Goûter après une petite accalmie dans les chutes de pierres, toujours en courant, et on arrive sur le glacier de Tête Rousse, sans crampons cette fois, mais la pente n’est pas importante et on est toujours encordés. On longe le filet qui délimite la poche zone de pompage de la poche d’eau et on arrive sur le sentier, après 2h de descente.
On peut enfin enlever casque, baudrier, et surtout, les Koflach ! De nouveau en shoes de trail, on se sent des ailes. On va à un bon rythme, et malgré ça, Charles nous distance dans le chemin bien pierreux. Annabelle manque de peu tomber sur un bouquetin, qui s’éloigne sans s’affoler.
Sur la fin, Annabelle ressent sérieusement ses orteils endoloris, mais on garde la cadence et après 1h de plus descente, on arrive à la gare du nid d’Aigle, 5mn trop tard pour le tramway de 12h30 !
Il faut donc attendre celui de 13h40, mais on est au soleil et il y a beaucoup moins de vent ici. Je reçois un SMS de Dadou car ils ont dû abandonner la PTL à cause d’une arrivée trop tardive (30mn de retard) sur une barrière horaire à Morgex, au 158e kilomètre de leur périple. Il veut savoir où on est pour organiser son rapatriement sur St Nicolas de Veroce, car ils viennent de prendre une navette qui va les ramener à Chamonix‘. Comme on doit passer par Cham’ pour rendre le kit montagne, on propose de le prendre en même temps, ce qui évitera un aller-retour à Vaness’.
Arrivé aux Houches, après la descente en train puis en benne, on récupère le camion et on file à Cham’. Avec les épreuves de l’UTMB et les courses associées (OCC,CCC,TDS,PTL), il y a du monde partout. On se gare le long du mur chez Sanglard Sport. Ce n’est pas vraiment une place l’un des vendeurs sort en nous indiquant qu’on ne peut pas se garer là ! On explique qu’on vient rendre du matériel. On voulait le faire après avoir récupéré Dadou, mais là, pas le choix. En sortant du magasin, on se dit qu’il va falloir déplacer le trafic, mais le vendeur nous indique qu’on peut le laisser ici si on a une course à faire en ville, ouf !
On part à la recherche du gymnase où Dadou et Fabichou nous attendent, et pas si évident à trouver. Du coup, on passe dans une partie du salon du trail (salon qui est installé dans les rues), et c’est assez drôle de voir les tout frais, qui viennent chercher leur dossard, croiser les boiteux qui viennent de finir leur course. On voit d’ailleurs des concurrents de l’OCC qui arrivent.
On trouve enfin le fameux gymnase et donc Dadou et Fabichou, mais on restera là encore un bon moment en attendant les parents de Fabichou. Heureusement qu’on n’a pas dit à Sanglard Sport qu’on repartait rapidement.
On rentre ensuite à St Nic’, chez Vaness’, rejoint peu après par Fabichou et ses parents pour un apéro, et on se programme un barbec’ pour dimanche.
Vendredi 28 août 2015 :

C’est une journée tranquille ou on en profite pour se reposer et panser nos plaies, mais comme on a la bougeotte et qu’il faut croire qu’on n’en a pas eu assez, on décide, vers 17h00, avec Annabelle et Dadou, d’aller faire une petite balade. On va d’abord vers la route, pour admirer le paysage (dommage, d’ici, le Mont Blanc est caché par l’aiguille de Bionnassay ). Je prends un paquet de photos pour me faire une bâche de 4,5m/2,25m pour mettre dans le salon.
On décide ensuite de monter jusqu’à Plan d’Ozier. On y est rapidement, et on continue notre chemin en direction du plateau de la Croix, qu’on atteint vers 18h15, non sans avoir tripoté quelques vaches en route, en hommage à WCat !
Là, Annabelle continue son ascension et donc, on suit. Belles vues sur le massif du Mont Blanc sur notre gauche quand on arrive près du petit Riquet.
On monte comme ça jusqu’en haut du télésiège de l’Epaule, sous le Mont Geroux. On n’aura pas le temps d’aller jusqu’au Mont Joly, car le soleil passe déjà derrière les montagnes. Moi qui voulais y aller lors de cette semaine, je me console en me disant qu’on a eu la chance de pouvoir faire le Mont Blanc, car le refuge du Goûter était encore fermé quand on est arrivé chez Vaness’, 6 jours plus tôt. Et puis, j’aurais l’occasion de revenir…
Quelques photos sur le télésiège, avec le Mont Blanc en arrière-plan, que l’on voit très bien d’ici, et il est temps de redescendre.
C’est là que commence l’enfer pour Annabelle, qui a les orteils qui tapent au fond des chaussures. On l’aide tant bien que mal dans les pentes raides (pistes rouge de ski).
Le massif du Mont Blanc et l’aiguille du midi se teintent de rouge et la vue est magnifique quand on arrive sur le Crêtet des Vernes, fameux endroit où il faut prendre de l’élan l’hiver en snowboard pour passer cet endroit peu pentu.
Je les fais ensuite passer par la forêt, comme quand je rentre du ski.
A 21h30, de nuit, on arrive à la maison pour un bon repas/repos.
Samedi 29 août 2015 :

Nouvelle journée assez cool, passée en grande partie dans le jardin. La voisine nous montre la montagne et on peut voir qu’une coulée de neige est descendue sur la voie empruntée pour aller au Mont Blanc, celle-là même que nous avons prise 2 jours plus tôt !
En fin d’après-midi, on descend à Saint Gervais, pour une balade en ville. A 18h, on se pose à une table pour manger une grosse glace, qu’on considère, à juste titre, avoir bien mérité !
Retour à la maison et je me suis engagé à faire des crêpes, alors je fais des crêpes pour le plus grand plaisir de Tom, Maya et Lily-Rose (Et Fred aussi) !
Pendant ce temps, Vaness’, Annabelle et Dadou préparent les Mojitos au champagne. Tout le monde ne va pas en ressortir intact !...
Dimanche 30 août 2015 :

La matinée est employée à préparer un barbec’ de folie.
Fabichou et ses parents nous rejoignent pour un repas gargantuesque et délicieux. Le soleil est toujours au rendez-vous et on profite au maximum du jardin.
On fait de belles photos avec les crèmes Mont Blanc et la montagne en arrière-plan.
Maya et Lily-Rose nous prépare un petit spectacle sur le trampoline et ce sera ensuite au tour de Vanessa de nous faire une démonstration de sauts…
Mais Fabichou, ses parents et Fred sont déjà repartis.
Lundi 31 août 2015 :

Après un bon petit déj’, nous profitions encore du soleil dans le jardin, mais notre tour vient alors de retourner sur Cergy Sad, sans grand enthousiasme, mais avec la tête pleine de super souvenirs…
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Ninou le Porcépic

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MessageSujet: Re: Mont Blanc   Mar 18 Aoû - 12:36

Bin moi non plus j'aimerai pas être à leur place - ça tombe bien j'y suis pas

Je jouerai mon rôle préféré  avec mes deux comparses sur un raid sur lequel je me demande comment on va faire en voyant le synoptique de ouf
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Lolo

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Localisation : Mais où sont passés les haribos ???
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MessageSujet: Re: Mont Blanc   Mar 18 Aoû - 12:34

Mmmhhh, ça à l'air difficile ce qu'ils vont faire ces 6 là ! J'aimerais pas être à leur place affraid
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pierre

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MessageSujet: Re: Mont Blanc   Mar 18 Aoû - 11:14

oui, il est vrai lol! mais ça vaut le coup pour un bon goûter au passage au refuge bounce bounce avant d'attaquer le diner et le mont blanc en dessert.
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Henri



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MessageSujet: Re: Mont Blanc   Mar 18 Aoû - 6:26

Parait bien raide ce grand couloir !!
Amusez vous bien !!
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Annabelle

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MessageSujet: Mont Blanc   Lun 17 Aoû - 23:13

Tu vas pouvoir manger du mont blanc Ricou et prendre des kilos en suivant les aventures :


Des funs au mont blanc cat afro alien queen Twisted Evil geek et oui pas moins de 6 funs qui participeront à trois épreuves.

En commençant par wonder cath cat qui va participer va monter descendre et tourner autour du mont blanc.
http://montblanc-triathlon.fr/epreuves/

suivi par vaness, fabichou et dadou queen alien afro qui vont faire une petite trotte autour du mont blanc

http://www.ultratrailmb.com/fr/page/46/Profil.html#



Et après trois jours d'entrainement au tour de lolo et moi geek Twisted Evil ou j'èspère nous pourrons apercevoir la tête dans les nuages au sommet les trois queen alien afro

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Mont Blanc
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